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Tunisie: des organisations veulent davantage de femmes dans les postes à responsabilité

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Plusieurs organisations tunisiennes ont réclamé mercredi une meilleure représentation des femmes dans les postes à responsabilité, en accusant les autorités de ne pas faire preuve de “volonté réelle” pour améliorer la condition des femmes.

Cet appel intervient à la veille de la “Fête de la femme”, que la Tunisie marque chaque année pour commémorer la promulgation le 13 août 1956 du Code du statut personnel (CSP). Ce texte, considéré comme pionnier dans le monde arabe, avait accordé aux femmes plusieurs droits et aboli notamment la polygamie et la répudiation.

“Nous exprimons notre extrême préoccupation en raison de l’hésitation (des autorités) à mettre en application les articles de la Constitution consacrés à la parité, à l’égalité et à la criminalisation de la violence et de la discrimination envers les femmes”, affirment dans un communiqué 12 organisations, dont la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH), l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) et la centrale syndicale UGTT.

La nouvelle Constitution tunisienne, adoptée en janvier 2014, stipule que “les citoyens et les citoyennes sont égaux en droits et en devoirs” et que l’Etat s’engage à protéger et améliorer les droits de la femme ainsi qu’à garantir l’égalité des chances entre hommes et femmes.

Les 12 organisations ont notamment critiqué “la discrimination criante” dans l’attribution des postes diplomatiques, jugeant que “cela ne reflète pas de volonté réelle d’améliorer la condition des femmes ou de mettre fin à la discrimination à leur encontre”.

 

Elles appellent donc à augmenter la représentativité des femmes notamment chez les gouverneurs, les ambassadeurs et les consuls.

Ces organisations réclament aussi des “mesures urgentes” pour les femmes travaillant dans des secteurs précaires et qui sont “privées de leur droit à une couverture sociale, à la santé, aux médicaments, au logement et même à l’eau potable”.

Elles rappellent enfin qu’un projet de loi visant à lutter contre les violences faites aux femmes, élaboré sous l’ex-gouvernement de technocrates, n’a toujours pas été adopté.

 

AFP

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